Conférence Discours critique et variation linguistique. Mémoire, discours, littérature (I) Université „Ștefan cel Mare” de Suceava, les 28-29 juillet 2017 Septième édition

Inscrite dans le projet Centenaire (La Société roumaine pendant la Grande Conflagration), cette septième édition de la Conférence DCVL, dédiée prioritairement aux doctorants, ouvre la série de manifestations consacrées à la Grande Union de 1918 sous le nom Mémoire, discours, littérature. Grâce à l’amplitude thématique, les organisateurs – La Faculté des Lettres et des Sciences de la Communication et la Faculté d’Histoire et de Géographie – visent que cette édition soit suivie par une édition jubilaire en 2018, à laquelle participeront, comme pour les éditions antérieures, des spécialistes du pays et de l’étranger pour soutenir des conférences plénières.

Les deux éditions proposent une interrogation sur la Première Guerre Mondiale (et sur la guerre, en général) et sur ses conséquences peu discutées dans la culture roumaine : la guerre et la Grande Union en tant qu’événements reflétés dans le discours, pour offrir aux spécialistes en histoire contemporaine, de même qu’aux spécialistes en sciences du langage et en littérature la possibilité de dialoguer d’une perspective pluridisciplinaire. La prémisse pour la formulation de cette direction est issue de l’idée de Foucault selon laquelle la réalité est englobée dans la totalité des discours rationnels et fictionnels que les locuteurs élaborent le long de leur histoire.

D’une autre part, la réalisation du discours entraîne la mémoire comme une importante source constitutive, dans les plans complémentaires à la textualité et à l’histoire. Selon des théories actuelles, le contexte (historique) ne constitue un élément extérieur, mais une réalité cognitive, car la situation extralinguistique et les savoirs généraux sur le monde ont une représentation interne sous la forme des éléments de mémoire. C’est justement à cette raison qu’un discours ne se déroule pas dans un espace textuel limité, mais il est construit progressivement comme une mémoire intratextuelle qui, à tout moment, peut renvoyer à un énoncé antérieur.

Mais le discours est soutenu également par la mémoire d’autres discours, de sorte qu’il n’est qu’un effet d’un épisode antérieur plus vaste dans la série d’interactions qui se sont produites entre les participants. Ainsi, il est placé dans la filiation des formations discursives qui l’ont précédé, s’inscrivant dans une tradition, lui-même étant une tradition à venir. A ce sens, la succession des textes peut constituer une mémoire interdiscursive [1] et peut distinguer parmi trois types de mémoire [2] : 1) une mémoire des discours, constituée des savoirs et des croyances sur le monde et qui forme des communautés discursives, 2) une mémoire des situations de la communication, constituée des dispositifs et des conventions de la communication et qui forme les communautés communicationnelles, 3) une mémoire des formes, constituée de la manière d’exposer et du style de parler et qui forme la communauté sémiologique.

D’ailleurs, tout genre de discours entretient une relation avec la mémoire, avec des énoncés conservés ou non ; même la langue, comme activité, assure son identité par les modalités spécifiques de préservation de la mémoire discursive.

Centrée sur la langue roumaine et sur sa situation d’il y a 100 ans, sur la littérature roumaine en tant que dépôt de la mémoire de ces événements et sur les faits historiques évalués de la perspective des témoins de l’époque et des spécialistes d’aujourd’hui, la Conférence DCVL 2017 vise l’exploration des aspects linguistiques, historiques et littéraires complexes, par le biais d’une recherche (inter)nationale qui va ouvrir de nouvelles directions d’investigation pour les années à venir.

De cette manière, les doctorants de notre université, de même que d’autres centres universitaires pourront soutenir et argumenter les résultats de leurs recherches, rencontrer des spécialistes du domaine et profiter de l’opportunité de débattre des sujets choisis. Comme pour les éditions précédentes, les meilleures communications seront publiées dans un volume ou dans une revue à reconnaissance internationale (Meridian critic www.meridiancritic.usv.ro), pour assurer la dissémination des résultats de la recherche et leur visibilité.

Les axes thématiques de la Conférence suivent, en principe, les directions énoncées dans le titre :

  1. Langue littéraire et langue nationale. Politiques linguistiques d’après la Première Guerre Mondiale.
  2. La mémoire du texte. Histoire, discours, mentalités.
  3. Réévaluations historiques de la Première Guerre Mondiale.
  4. Mutations politiques, linguistiques, littéraires. Frontières en mouvement.

Les langues de communication : le roumain, le français, l’anglais, l’espagnol, l’italien, l’allemand.

Termes à respecter

  • Le 31 mai 2017 – l’envoi du titre et du résumé
  • Le 18 juin 2017 – l’accueil des messages de confirmation de l’acceptation de l’article proposé
  • Le 9 juillet 2017 – l’envoi de l’article sous sa forme définitive et de la preuve de paiement de la taxe de participation
  • Les 28-29 juillet 2017 – les travaux de la conférence Discours critique et variation linguistique. Mémoire, discours, littérature (I)

Les frais de participation seront payés jusqu’au 1er juillet 2017 dans un compte bancaire qui va être communiqué ultérieurement et permettent l’accès aux communications de la conférence, les documents de la conférence, l’attestation de participation, les pauses café, la publication en volume avec ISBN ou dans une revue périodique avec ISSN.

– 250 lei (participation et publication de l’article dans le volume)

– 100 euro ou l’équivalent en lei (publication de l’article dans le volume, sans participation).

Transport, hébergement et repas : Les frais reviennent à la charge des participants

[1] Sophie Moirand, « Discours, mémoires et contextes : à propos du fonctionnement de l’allusion dans la presse », Corela [En ligne], HS-6 | 2007, mis en ligne le 01 novembre 2007, consulté le 13 mars 2017. URL : http://corela.revues.org/1567 ; DOI : 10.4000/corela.1567

[2] P. Charaudeau, D. Maingueneau, Dictionnaire d’analyse du discours, 2002, Paris, Éditions du Seuil.